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Fashion: Sonia Rykiel, l’adieu aux dames

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Sonia Rykiel, une des plus grandes figures de la mode parisienne nous quitte à l’âge de 86 ans des suites d’un long combat avec la maladie de Parkinson. Celle qui a participé à révolutionner la silhouette féminine de la seconde moitié du XXe siècle, laisse un héritage stylistique aussi fort qu’essentiel.  Résolument androgyne le style Rykiel apparaît dans le sillage de mai 68, date à laquelle sa première boutique voit le jour rue de Grenelle. La dame à la chevelure de feu a su durablement se fondre dans un style tant personnel qu’inimitable. Reine de la maille, la femme Sonia Rykiel demeure synonyme de liberté. En somme, le mariage de l’élégance et de la fantaisie. Germanopratine forcenée, c’est sous le ciel de Paris que l’histoire de sa maison s’est écrite. Si sa fille, Nathalie Rykiel préside à la destinée de la griffe depuis 2013, c’est la mort dans l’âme que la couturière a du céder sa place face aux ravages de sa longue maladie. Si l’histoire de la monde ne devait retenir qu’une seule de ses pièces, se serait – à n’en pas douter – son fameux pull près du corps, plus connu sous le nom de « poor boy sweater », qui lança définitivement la carrière de la styliste. A l’instar d’un Christian Dior n’est ni styliste et sa famille ne lui rêve de destin dans ce monde de la création. Sonia Flis voit le jour dans une famille parisienne d’origine (juive) russe et roumaine le 25 mai 1930. Rien de ne prédestinait celle qui épousant Sam devint en 1954 Sonia Rykiel. C’est dans la boutique de ce dernier qu’elle crée son iconique robe en jersey et un pull rayé en maille ultra fine.  Très vite, cette silhouette rencontre l’engouement chez les rédactrices de mode et les clientes, jusqu’à faire d’Audrey Hepburn une inconditionnelle de Rykiel. Les années se succèdent avec les succès toujours mérités et ce style inimitable et reconnaissable entre tous, puis les hommages et décorations pleuvent, jusqu’à ce que Sonia Rykiel ne s’efface progressivement et quitte la mode à pas feutrés.  Celle qui déclarait: « Je suis une imposture de la mode. Je n’ai jamais étudié la couture, je ne sais pas tricoter et malgré ça, je suis devenue la reine du tricot, si ça ce n’est pas une imposture. » , a rejoint le Panthéon des Grands de la mode. Au revoir, Madame.

 

 




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